Le traumatisme est d’abord corporel…

Le traumatisme relationnel est toujours d’abord corporel, dans la physiologie, avant d’être psychologique.

C’est dans notre physiologie que se fige les mécanismes de protection qui conditionneront nos états psychologiques et donc les schémas relationnels que nous mettons en place “malgré nous”.

C’est un point essentiel, car si on ne change rien au niveau corporel, dans notre physiologie, alors le traumatisme ne disparaitra pas. Nous aurons beau, au travers de différentes méthodes, travailler au niveau émotionnel, l’aborder par la psychologie, modifier notre environnement ou le contexte de notre situation, c’est toujours notre physiologie qui nous gouvernera. En ne tenant pas compte de l’état de votre physiologie et en sous-estimant son impact sur notre psychologie, nos émotions et nos relations, vous risquez même d’aggraver le traumatisme.

Bien sûr, vous pourrez toujours travailler sur l’émotionnel et le psychologique par la suite, ce qui vous permettra d’affiner votre travail de guérison. Mais du moment que vous commencez votre cheminement par là où tout a commencé : à savoir le corps et sa physiologie.

Le traumatisme résulte d’une réponse physiologique (figement, sidération) quand on n’a pas pu faire face à un évènement dans le passé et que cette réponse se prolonge au de-là de la période nécessaire. Ce qui peut donner lieu à des schémas relationnels indésirables composés de figements chroniques, voire de réflexes d’attaque ou de fuite automatique selon les individus et leur histoire.

Nous sommes les seuls êtres à avoir besoin d’un autre pour guérir d’un traumatisme relationnel dans lequel on est coincé, pour autant que la personne qui nous accompagne partage ces connaissances et cette conscience de la posture “ajustée” du thérapeute relationnel.

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